Pandemonium
14/05/2008 13:54 par sytry
Aux portes de l'enfer, deux figures impies, l'une représente une splendide femme jusqu’à la ceinture et dont le corps se termine en une effroyable queue de serpent dont l'extrémité est un aiguillon mortel. Ce monstre est le pêché, fille sans mère, issue de l'esprit de Satan. L'autre figure est informe, noire, féroce, terrible comme l'enfer, ce qui semble être sa tête porte l'apparence d'une couronne royale, ce monstre est la Mort, fille de Satan et du pêché. Au loin s’élève Pandemonium, capitale de l’empire infernal,édifice énorme aux portes de granit suintant,gris comme la mort.C'est là le domaine de tous démons,du plus petit diable au Neuf Archeducs eux-mêmes.De nombreuses batailles ont eu lieu devant ces hauts remparts,et pas une fois les anges et les célestes n'ont pu y venir à bout.C'est ici mon refuge,l'endroit où nous nous réunirons tous lorsque la Fin des Temps viendra. C'est là où je suis né,là où je finirai.
Le Tourne-Tripes est une ancienne torture médiévale qui commença à inaugurer la découverte du corps humain,remarquable à cette époque. La torture commençait de manière classique:la victime était pieds et poings liés de par et d'autres d'une table.Le concept était d'une simplicité étonnante,en effet,on perçait le nombril de la victime avec un objet tranchant dans le but de se saisir de l'extrémité de l'intestin(ce qui déjà impliquait une science du corps humain assez avancée)et de l'extirper du corps afin de le planter sur une pointe situé sur n'importe quel support dans le but de,grâce à un ingénieux jeu de manivelle,vider le corps de tous les intestins,ce qui ne provoquait aucunement la mort de la victime,celle-ci mourant de longues heures après une souffrance inouie et insupportable.Cette technique est apparue plus fréquemment dans les salles de la Sainte Inquisition,et elle reste à ce jour,l'une des principales tortures des inquisiteurs lorsqu'il s'agissait de poser la Question.
C'était une statue de fer de grandeur naturelle, d'une taille un peu au dessus de la moyenne, mais posée sur un bas piédestal qui s'enfonçait ou se haussait, de manière à mettre la tête de la statue bien au niveau de la tête de l'être humain qui devait être sa victime. Cette statue représentait une femme sobrement drapée, les bras nus. Ces bras étaient articulés, assez ingénieusement aux épaules, aux coudes et aux poignets, les mains aux doigts écartés, crochus et acérés, demeurant à demi fermés, dans le mouvement de saisir violemment quelque chose ou quelqu'un ... La victime hurlant de peur se cambrait, espérant échapper à l'étreinte : quel spectacle ! ... Les gros cierges éclairaient la jeune femme. Son visage convulsé, sa bouche hurlante, ses yeux horrifiés ... Son sein gauche jaillit, splendide et lourd, jeune et gonflé, d'une blancheur délicate ... Et les contorsions de son corps flagellaient les longues mèches de sa chevelure Et le sang paru, tomba par gouttes puis ruissela ... C'est que des yeux de la statue, tout aussi lentement, sortait une autre pointe d'acier ... lentement encore, les bras de fer resserraient leur étreinte, l'un étant resté un peu au dessous de l'épaule gauche de la victime, l'autre étant remonté et lui enfonçant ses ongles dans le crâne, à travers les cheveux
A quoi se mesurela valeur de l'âme?
A quoi sert-elle?
Le prêtre veut son salut,
Le poète l'exalte,
Le philosophe la contemple,
Le matérialiste la nie...
Mais tous ignorent qu'elle confère le pouvoir.
Il y a un éternel tentateur dont la face insaisissable fulgure dans les ténébres,dont la langue empoisonnée excelle à séduire.
Il est le mal tapi au fonds de nos coeurs,la bête de nos nuits!
Notre cauchemar et l'objet de nos désirs!
...
Il est le Diable.
Nos âmes sont ses affaires.
Le Poison
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait sortir plus d'un portique fabuleux
Dand l'or de sa vapeur rouge.
L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité
Appronfit le temps,creuse la volupté,
Et de plaisir noirs et mornes
Remplit l'âme au-dela de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux,de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit a l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérerà ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
Et,charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort!
C.Baudelaire,Les Fleurs du Mal
Salut a toi,Sombre Voyageur,laisse tes sens te guider,laisse ton âme être posséder ,qui que tu sois:ange rebelle,démon,ou bien autres créatures de la Nuit...
Laisse toi découvrir un univers que tu n'aurais jamais penser,où règne la Grande Nuit,où les anges n'ont pas leurs places,où le regard même de Dieu s'est détourné,et où il a laissé germer sa propre destruction,où l'Anarchie règne en maître,où le Chaos est roi...
Je suis Sytry,je suis le Seigneur a la Sombre Face.Je suis celui qui pénétrera si loin dans les secrets de Dieu que j'arriverai a dompter la mort elle-même...
Je ferai de la mort une délivrance,et de mon courroux une bénédiction....